Saint-Malo Saint-Malo : flashé 155 fois en un an au guidon de son scooter

Un Malouin de 42 ans comparaissait, lundi 16 janvier 2017, devant le tribunal de police pour avoir été flashé à 155 reprises. Le ministère public réclame 7 000 euros d'amende.

16/01/2017 à 17:52 par samso9

Un Malouin de 42 ans comparaissait, lundi 16 janvier 2017, devant le tribunal de police de Saint-Malo pour avoir été flashé à 155 reprises par les deux radars fixes du barrage de la Rance à Saint-Malo et de la Ville-au-Monnier à Pleurtuit (notre photo). -
Un Malouin de 42 ans comparaissait, lundi 16 janvier 2017, devant le tribunal de police de Saint-Malo pour avoir été flashé à 155 reprises par les deux radars fixes du barrage de la Rance à Saint-Malo et de la Ville-au-Monnier à Pleurtuit. (Photo : © BR / Le Petit Bleu des Côtes-d'Armor).

Il a fait tourner en bourrique les fonctionnaires du Centre automatisé de constatation des infractions routières (Cacir). Pendant un an, l’image de son scooter de 125 cm3 s’est affichée très souvent sur leurs écrans.

À 155 reprises, entre juin 2015 et juin 2016, ce cuisinier s’est fait flasher par les deux radars fixes du barrage de la Rance à Saint-Malo et de la Ville-au-Monnier à Pleurtuit pour ne pas avoir respecté la limite autorisée de 70 km/h. Dont « 154 fois pour des excès de moins de 20 km/h », précise le gendarme de la Brigade motorisée de Saint-Malo chargé d’identifier le mystérieux pilote.

Toujours flashé aux mêmes heures, souvent très tard le soir, il empruntait la même route « quatre fois par jour » pour rallier son domicile de Saint-Malo au restaurant qui l’emploie sur la rive gauche. « Il s’est toujours fait avoir par des appareils le flashant par l’avant. Et comme sa plaque est située à l’arrière de son scooter… » Alors il a continué son petit manège.

Flashé en rentrant du restaurant

Lassé de voir ce scootériste passer entre les mailles du filet, le Cacir alerte la gendarmerie en mai 2016. Des motards se planquent sur la route du contrevenant. Aux heures où il est censé faire crépiter les flashs des radars. En vain, le scootériste a alors disparu de la circulation. « On a compris ensuite qu’on avait débuté notre enquête au moment même où il était parti trois semaines en vacances », explique l’enquêteur de la gendarmerie.

Un détail, toutefois, n’a pas échappé aux enquêteurs. Sur les photos des flashs apparaît le numéro de téléphone d’un loueur de scooters, chez qui les militaires glanent de précieux renseignements. Le multiple contrevenant est enfin identifié et convoqué à la gendarmerie le 23 juin dernier.

« Vous avez eu un comportement inadmissible sur la route », tonne lundi 16 janvier le commissaire Serrand, au nom du Ministère public, avant de lui présenter la facture : « 154 fois 45 euros. Et encore, nous retenons un montant minoré ».

« La douloureuse va être dure à avaler »

Soit une amende réclamée de 6 930 euros !

Même si Monsieur est cuisinier, la douloureuse va être dure à avaler, le défend Me Tellier. Il savait évidemment qu’il était en infraction. Il a continué car il ne recevait jamais de PV. Il s’est dit qu’au pire des cas, s’il se faisait avoir, il recevrait un PV, pas 150 !

Pour Me Tellier, le tribunal doit réduire l’amende réclamée par le Ministère public, « déraisonnable et irréaliste », à 1 500 euros.

Mon client a de fait perdu son permis et on lui réclame maintenant des sommes astronomiques… S’il avait été responsable d’un accident avec de l’alcool au volant, on ne lui aurait pas retiré plus de huit points. C’est injuste.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 13 mars 2017.

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